Théâtre, création : JE VOUDRAIS CREVER Je voudrais (pas) crever
Un texte de Marc-Antoine Cyr
La Troupe DuBunker présente, du 14 avril au 2 mai 2009, sa plus récente création, Je voudrais crever, au Théâtre des Écuries.
Ce texte de Marc-Antoine Cyr, qui sera publié, mis en scène par Reynald Robinson, s'appelait à l'origine Je voudrais (pas) crever, mais il a dû changer de nom suite à une requête légale de la succession Boris Vian.
Texte : Marc-Antoine Cyr
Mise en scène : Reynald Robinson
Assistanat et régie :
Émilie Gauvin
Scénographie : Romain Fabre
Lumières : Olivier Gaudet Savard
Musique : Yves Morin
Interprétation : Hubert Lemire + Véronique Pascal + Monia Chokri + François Bernier + Christian Baril + Francesca Bárcenas + Sabrina Bisson + Charles Dauphinais
Montréal, le 16 avril 2009
La pièce
Cinq amis fin vingtaine. Solange, qui revient de voyage et n’attend que le prochain départ ; ailleurs, l’air est différent. Paul, qui pleure sa rupture amoureuse ; sept ans avec la même, ça bouleverse. Luce et Sylvain, qui viennent de s’acheter une maison ; c’est beaucoup d’organisation. Et Mateo, leur ami de toujours, qui se meurt. À son chevet dans la chambre d’hôpital, tout prend l’allure de la fin du monde. Ou ne serait-ce que le début de l’âge adulte?
Est-ce que quelqu’un va le dire que c’est pas juste ?
Bien que la mort plane tout au long du récit, Je voudrais crever célèbre la vie. D’un romantisme avoué, les trouvailles de mise en scène par Reynald Robinson font défiler sous les yeux du spectateur une kyrielle de souvenirs heureux, recherchés dans le passé magnifié d’un homme trop jeune pour mourir et qui se demande comment c'est d'être en amour.
Entre la troupe de théâtre et la musique
Fidèles à leur démarche entreprise avec Reynald Robinson, les acteurs de DuBunker extrapolent le texte avec le chant et le travail choral. Pour eux, le théâtre est un acte solidaire, à plusieurs voix, qui s’adresse à un public diversifié, tant néophyte qu’aguerri. Les chants dubunkeriens, comme une prolongation de la parole, élèvent le spectacle et tracent une route directe vers l’émotion.
Une pièce certainement émouvante
Les chansons bien choisies accompagnées au piano sur lequel grimpe joyeusement le malade quand il ne vient pas de recevoir son traitement ou quand il se remémore des souvenirs ajoutent à l'émotion ressentie par le spectateur qui déjà ressent de la compassion pour cette génération en mal de trouver et faire sa place dans un monde et sur une planète en régression. C'est une très belle pièce qui sera et mérite d'être publiée. La présentation sur cette scène ronde est géniale. Comment ces jeunes de 30 ans à peine font-ils pour exprimer ce qu'ils ont en-dedans ou le vide qu'ils ressentent autrement qu'un peu trop vite, un peu trop crispé, sur un ton légèrement trop élevé? Et au milieu de tout cela, le jeune malade qui se sait mourant, pratiquement le seul qui est serein, presque lumineux quand il ressasse ses souvenirs d'enfance auprès d'une mère très belle et poseuse. C'est vraiment du très beau théâtre émergent à ne pas manquer.
Durée : 1 heure et 40 minutes.
Réservations : Je voudrais crever
Du 14 avril au 2 mai 2009, 20 h.
Théâtre Aux Écuries
7285, rue Chabot, Montréal (à peine quelques minutes du Métro Fabre)
Billetterie : 514.442.7285
www.auxecuries.com 
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