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Marie-Josée Lord et Alexandre Vovan
Photo © Jacqueline Mallette

Vovan and Friends

Montréal, le 15 juillet 2005

Un public plus que choyé a eu le bonheur d'un concert hier soir réunissant Alexandre Vovan et ses amis : Marie-Josée Lord (soprano), Paul Merkelo (trompette), Mika Putterman (flûte), Erin Helyard (clavecin), Tristan Lauber (piano), Nathalie Pilon (soprano), Masha Sourjko (piano), de même que Lucie Renaud (piano... mais également correctrice à l'OSM).

Une célébration de la vie
Ce concert était une initiative d'Alexandre Vovan et avait « pour but de partager son amour pour la musique en dehors des sentiers battus. Une communion musicale, de nouvelles rencontres, des retrouvailles... une célébration de la vie. »

Et quelle célébration ! Des oeuvres de Rachmaninov et Scriabine, deux compositions tumultueuses interprétées par Alexandre qui affectionne tout particulièrement ces compositeurs russes. Suivi de Mika Putterman à la flûte et Erin Helyard au clavecin interprétant la Sonate en mi mineur de C.P.E. Bach. Puis Handel avec Nathalie Pilon (celle-ci enseigne et chante présentement à Paris, et c'est pour profiter de son séjour à Montréal qu'Alexandre l'a invitée à partager la scène hier soir), Paul Merkelo (trompette solo de l'OSM) et Vovan au piano, suivi d'une autre membre du personnel administratif de l'OSM, Lucie Renaud, aussi fluide au piano que dans ses textes avec du Liszt et du Jancewicz. Toute la soirée, en nous présentant ses amis, Vovan racontait des détails sur ces rencontres.

Petit entracte, cocktail, puis d'autres merveilleuses surprises : Masha Sourjo, légère et divine à voir et à entendre, qui nous a interprété Andante maestoso, extrait de Casse-Noisette de Tschaikovski/Pletnev, pièce qu'elle entend jouer au Festival de musique de chambre d'Ottawa prochainement ; Nathalie Pilon et Alexandre Vovan sont ensuite revenus interpréter l'air préféré de la belle-mère de Mozart ; puis Tristan Lauber a suivi, doux et grave, dans ce Prélude, fugue et variation de Franck.

De magnifique en magnifique, Marie-Josée Lord et Alexandre Vovan dans des airs de Granados et Gershwin. Puis, pour finir, Vovan a conclu en faisant preuve de toute sa dextérité, sa rondeur et sa sensibilité avec deux ballades de Chopin (op. 23 et 52) qui lui auraient sûrement valu un premier prix dans un des plus prestigieux concours internationaux, n'eût été de la maladie.

Faudrait remettre ça, M. Vovan, dans une plus grande salle ou encore sous un des cent clochers montréalais. A en croire l'ovation de la fin, le public est sûrement prêt à retenir une autre soirée pour vous entendre, vous et vos amis.

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