BAMAKO

Montréal, le 14 mars 2007

Pour bien débuter le 2e Festival de films sur les droits de la personne de Montréal du 23 au 29 mars 2007 à Montréal, on présente un film infiniment unique et grandiose, d'une immense finesse, BAMAKO, qui relate un procès de village fait par l'Afrique à la Banque Mondiale et au Fonds Monétaire International. Un film d'une extraordinaire vérité humaine.

Taisez-vous, on vous donnera la parole plus tard...
Outre le cynisme des manipulateurs, on y entend nettement la description du traitement dénigrant, ridiculisant, des réflexions écrasantes et humiliantes de la part de prédateurs inconscients, occupés à se laisser corrompre.

Il faut que le monde entier cesse de soutenir les abuseurs de tous genres
Se suivent plusieurs témoignages tous plus émouvants les uns que les autres, celui de l'écrivaine, celui de la femme de 70 ans, celui de l'émigrant revenu, celui de l'ancien instituteur, celui du vieil homme... Mais pourquoi certaines gens abusent-ils de la confiance des autres et se servent-ils sans aucune pudeur d'autres êtres humains qui, portés par leur bonne foi, sont prêts à prêter main forte à leur cause simplement par amitié, par solidarité humaine... pourquoi les abuseurs brisent-ils ainsi l'âme de ceux qui s'avèrent être leurs meilleurs amis ?

Pour une poignée de dollars
Cheminant avec extrême finesse, Abderrahmane Sissako établit un parallèle avec un film Western où des tueurs s'esclaffent entre eux à propos du nombre de personnes qu'ils viennent d'exterminer et puis, la caméra se dirige sur un enfant pleurant son parent mort au milieu du chemin. Tout de suite après, on aperçoit deux enfants africains qui rient avec lui, parce que ce n'est que du cinéma et que le rire est communicatif. L'inconscience dans toute sa splendeur - chez les enfants, d'accord ; mais chez les adultes aussi ?

Que reste-t-il de la colonisation ...
Maintenant que le colonisateur est reparti avec toutes les richesses du pays, maintenant que l'exploiteur a tout pris ce qu'avait à offrir le continent, que le Blanc n'a laissé derrière lui qu'une administration corrompue et pourrie qui n'a plus aucune responsabilité, avec quoi l'Africain moyen paiera-t-il pour l'éducation et les soins privatisés ? Vous tombez malade, vous n'avez pas de sous, mais vous êtes mort !

Et l'avocat qui dénigre et nie tout
Madame, vous n'allez pas insinuer que la Banque Mondiale et le FMI, même si guidés par des intérêts égoîstes...

Ben ouéyons donc
Si ça se passait chez nous au Québec, voilà ce que répondraient fort probablement les manipulateurs : Ben voyons donc, pour voir si on ferait ça, êtes-vous folle, Madame ? À part de ça, on n'est pas ici pour défendre la veuve et l'orphelin !!!

Un modèle du genre
Abderrahmane Sissako a réussi un grand pari avec son film de fiction Bamako qui s’est mérité de nombreux Prix internationaux et qui s'en méritera encore certainement plusieurs autres. En marge du film, on trouve de magnifiques extraits et beaucoup d'information dans le site Internet du film BAMAKO.

Du grand cinéma
Le film, présenté en première québécoise, ouvrira le 2e FESTIVAL DE FILMS SUR LES DROITS DE LA PERSONNE DE MONTRÉAL (FFDPM) le vendredi 23 mars 2007. Une deuxième projection publique aura lieu le mardi 27 mars à 21 h au Cinéma du Parc, dans le cadre du même festival, en présence du cinéaste. Bamako prendra ensuite l’affiche du Cinéma du Parc dès le 30 mars 2007.


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