10e Festival du film juif de Montréal

Montréal, le 26 avril 2005

Depuis 1995, on a découvert au Festival du film juif de Montréal (FFJM) combien la vie peut être belle avec Roberto Benigni ainsi que d'autres personnages comme le fils d'un architecte à plusieurs femmes et les tristes cages à poules de Palestiniens déplacés au nom des nouvelles colonies ou du gigantesque mur que construit Israël. Cette année, le FFJM nous offre d'une part l'opportunité de voir des films qui sont sortis avant que le Festival n'existe et d'autre part, on suit le courant de modernité avec les meilleurs films liés de près ou de loin avec le peuple juif partout dans le monde.

Les films

Parmi les sept films en français ou sous-titrés en français, celui qui à première vue apparaît comme étant le meilleur est LA PREMIÈRE FOIS QUE J’AI EU 20 ANS de Lorraine Lévy qui met en scène une adolescente de 16 ans (Marilou Berry, Comme une image d’Agnès Jaoui), virtuose de la contrebasse, qui doit affronter l’adversité de ses camarades masculins au sein du jazz band de son lycée et qui pense parle de soit se suicider soit se marier si elle n'obtient pas l'unique poste de contrebassiste ouvert aux deux ans. Faut savoir que sa mère dans le film est nulle autre que Catherine Jacob (Tatie Danielle, La vie est un long fleuve tranquille, ...).

Également, LE GRAND RÔLE de Steve Suissa, raconte une imposture, celle d’un aspirant comédien qui fait croire à sa femme mourante qu’il a été choisi pour interpréter le rôle de sa vie au cinéma; ALICE ET MOI de Micha Wald a remporté le Petit Rail d’Or du meilleur court métrage, à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes, 2004; PRENDRE FEMME de Ronit et Shlomi Elkabetz, drame autobiographique qui se déroule à Haïfa en 1979, est le portrait obsédant d’un mariage en péril; JUDENTRANSPORT XX de Johan Op de Beeck est l’histoire de trois jeunes hommes qui tendent une embuscade au vingtième convoi entre la Belgique et Auschwitz, armés simplement d’une arme de poing et de sept balles; POUMY de Sam Ball raconte l’aventure extraordinaire de cette jeune femme qui a réussi à s’enfuir avec ses fils à Dieulefit, dans le Drôme, où elle s’est jointe à la Résistance française et finalement MOSHE SAFDIE, LE POUVOIR DE L’ARCHITECTURE de Donald Winkler qui vient tout juste d’être primé au FIFA nous parle des réalisations de ce grand architecte.

On pourra aussi voir plus de trente films en anglais de même qu'un film sans bande sonore pour laquelle on a composé une pièce au piano.

Pour la soirée d'ouverture, LOST EMBRACE, un film argentin de Daniel Burman, Grand Prix du Jury et Ours d'argent de la meilleure interprétation au Festival de Berlin en 2004. Ce long métrage raconte l'histoire d'Ariel, un jeune Argentin dans la trentaine qui, comme beaucoup de ses compatriotes face à la crise économique, rêve d'obtenir un passeport qui lui permettra de travailler en Europe et de partir à l'aventure. Présenté exceptionnellement au Cinéma Impérial le 10 mai, on n'en a vu qu'un extrait qui semblait un tantinet taciturne.

Moshe Safdie à Montréal
Il sera présent lors de la présentation de MOSHE SAFDIE, LE POUVOIR DE L’ARCHITECTURE. Il y aura aussi classe de maître et autres activités.

Hyperliens
Festival du film juif de Montréal (514) 448-5610 ou (514) 283-4826
Cinémathèque québécoise
Ex-Centris
Office national du film

Pour en savoir plus sur Montréal
John Franken, prisonnier de guerre
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