Le ballet Giselle
présenté à la PdA
en fin de semaine

Giselle

Les Grands Ballets Canadiens de Montréal invitent le Houston Ballet à Montréal et présentent ce chef-d’œuvre du ballet romantique les 27, 28 et 29 avril prochain à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

La représentation est d'une grande beauté, particulièrement dans la deuxième partie où les danseurs sont si gracieux qu'on est transporté dans un autre monde totalement. Tout le long du ballet, on a l'impression d'être assis dans un coffre à bijoux où non seulement une seule ballerine mais toute une troupe nous émerveille tableau après tableau. C'est à voir absolument.

Montréal, le 24 avril 2006

Portant sur les thèmes du chagrin amoureux, de la fidélité et de la mort, le ballet Giselle est aujourd’hui tout aussi contemporain qu’il y a 160 ans alors que cette œuvre se situait au cœur même du mouvement romantique en ballet.

Infidélité, humiliation, suicide…
Que pourrait-il y avoir de plus moderne? Toutefois, c'est le pardon qui fait de Giselle une légende. Dansés sur la musique d’Adolphe Adam, les deux actes de Giselle sont comme deux ballets en un seul. Le premier est hyperréaliste, fougueux et coloré; le second est surnaturel, sinistre et très romantique. Dans le premier, une candide jeune fille de la campagne se laisse séduire par un aristocrate raffiné qui se joue de son amour. Trahie, elle devient folle et se tue. Au deuxième acte, désormais envahi par le remords, l’amant doit affronter les esprits de jeunes filles trompées qui s’élèvent de leurs tombes à minuit pour se venger des hommes en les entraînant dans une danse fatale. L’esprit de Giselle se manifeste et sauve son bien-aimé par la puissance de son amour désintéressé.

Le rôle de Giselle constitue l’un des grands moments de la carrière de toute ballerine d’importance. Le passage de la réalité à la folie, puis au monde des esprits, présente d’immenses défis artistiques. Une bonne interprétation du rôle de Giselle se doit d’être aussi captivante que crédible. Or, l’enchantement fait figure d’emblème pour le Houston Ballet.

La chorégraphie fut mise au point à l’origine par Jules Perrot et Jean Coralli pour la première représentation de Giselle, à Paris, en 1841. Des chorégraphes parmi les plus reconnus ont par la suite repris la mise en scène, notamment Marius Petipa, qui a donné le point d’appui au répertoire de ballet classique avec ses grands ballets russes. En 2005, Maina Gielgud a refait à son tour la mise en scène de Giselle pour le Houston Ballet en s’inspirant de Petipa. La création des décors et costumes est de Peter Farmer.

Le Houston Ballet

Ses représentations des classiques ont valu au Houston Ballet une réputation sans faille. Ne comptant pas moins de 52 danseurs de formation classique, cette compagnie d’envergure est pourvue des qualités idéales que requiert la représentation de Giselle : la beauté des danseurs de formation classique capables de triompher des rigueurs qu’impose une soirée complète de danse sur pointes doublée d’interprétation. Cinquième plus grande compagnie de ballet aux États-Unis, le Houston Ballet est fier de ses danseurs éblouissants, dont bon nombre se sont vu décerner des médailles d’or ou d’argent lors de compétitions de danse internationales.

Depuis sa fondation en 1969, le Houston Ballet entretient des liens importants avec certaines des compagnies de théâtre les plus célèbres du monde. Tout comme sa compagnie sœur, la Houston Academy, son aînée de peu qui fournit environ 40 pour cent des danseurs de la troupe, le Houston Ballet a noué, dès le début, des rapports avec le Ballet Russe de Monte-Carlo et l’American Ballet Theatre par l’entremise de sa direction artistique. Au milieu des années soixante-dix, la troupe s’est orientée vers l’école du ballet anglais sous l’impulsion de son directeur artistique de longue date, Ben Stevenson, qui désigna les célèbres chorégraphes sir Kenneth Macmillan et Christopher Bruce comme associés artistiques. Depuis 2003, le Houston Ballet est dirigé par l’Australien Stanton Welch, également influencé par le Royal Ballet britannique. Maina Gielgud, metteure en scène de Giselle, fut une ballerine anglaise de très grande réputation.

Avec ses quatre représentations qui seront données en première du 27 au 29 avril, les débuts sur la scène montréalaise du Houston Ballet constituent une occasion palpitante et longtemps attendue de voir certains des meilleurs danseurs d’Amérique de Nord. L’un d’eux, Zdenek Konvalina, a déjà participé au Gala des Étoiles et au Festival des Arts de Saint-Sauveur. Le danseur d’origine tchèque a remporté une médaille d’or lors de la Compétition internationale de ballet de Helsinki, en Finlande, avant de se joindre à la compagnie texane.

Représentations
Les 27 et 28 avril à 20 h, et le 29 avril à 14 h et à 20 h. Billets en vente à la Place des Arts, au (514) 842-2112, www.grandsballets.com, ou par le Réseau Admission, au (514) 790-1245. Une causerie sera présentée une heure avant le spectacle. Pour des extraits, consulter www.grandsballets.com/Programmation/Giselle. Tarifs réduits pour les personnes âgées et étudiants.

Hyperliens
Source : Les Grands Ballets Canadiens de Montréal
Place des Arts

ServicesMontreal.com
• Quoi faire à Montréal : calendriers culturels
• Articles en français sur les arts et la culture
• Calendrier des spectacles