Chansons politiques des Patriotes et exposition Maurice Richard au Musée du Château Claude-de-Ramezay
Montréal, le 12 avril 2008
Des Patriotes à l'OMC en passant par le Rocket, « plus ça
change plus c'est pareil » dit le dicton. Une conférence-concert
très intéressante, une exposition sur un héros national
du hockey, et donnée après donnée, fait historique après
fait historique, on a beau les citer sobrement, ils s'additionnent tout de même.
La chanson politique au temps des Patriotes
Lorsque le pays est en ébullition ou en rébellion, lart
devient outil de propagande. Voilà ce que démontre la conférence-concert
La chanson politique au temps des Patriotes, présentée aujourd'hui
au Musée du Château Ramezay par le
doctorant François Sauvé et, s'accompagnant à la guitare,
le chanteur Jean-Sébastien Massé ; le premier explique le contexte
historique et le second nous fait entendre les huit chansons repêchées
des années 1838-1839, époque où les Canadiens (le mot désignait
à l'époque un francophone habitant la vallée du fleuve
Saint-Laurent) tentaient de survivre tant bien que mal et s'affirmer tant mal
que bien dans un contexte britannique écrasant, souvent malhonnête
et malveillant à leur égard.
Organisée en collaboration avec la Maison nationale des Patriotes et le Centre dexposition de la Prison-des-Patriotes, que l'on peut visiter gratuitement du mercredi au dimanche et où travaille l'historien doctorant François Sauvé, cette conférence-spectacle proposait un voyage au cur des tumultes du 19e siècle au Québec. Les paroles de chansons en mains, les participants ont pu suivre tout en écoutant les chansons sélectionnées parmi une longue liste : Avant tout je suis Canadien, La Canadienne, L'exil, C'est la faute à Papineau... et surtout, Un Canadien errant, que plusieurs participants ont entonné avec le barde, ce qui - vu la portée infiniment triste de cette chanson racontant l'exil forcé de nombreux Patriotes - s'est presque transformé en hommages personnels.
À cette époque où le peuple québécois était analphabète en grande majorité, les textes étaient mis en musique dans le but de toucher, informer, politiser ceux qui tentaient de vivre dignement malgré les coups bas et les manigances du pouvoir britannique lequel par ailleurs ne semble pas avoir tellement changé si on en croit leur plus récente intention annoncée hier 11 avril 2008 de porter plainte contre le Canada (dont leur reine Elisabeth II est toujours aussi reine du Canada) auprès de l'Organisation mondiale du commerce, allant même jusqu'à demander l'appui de l'Union Européenne pour ce faire.
CHANSON COUP DE COEUR
La chanson Le Citoyen, une belle ballade aux paroles patriotiques
dans un contexte de cour martiale anglaise et de pendaisons manquées
non graciées, nous amenant à penser que de nos jours les droits
de l'Homme devraient se redéfinir Charte des Droits et Devoirs, ce qui
annoncerait déjà que tout acte porte ses conséquences et
que la Liberté appartient à plus grand que soi. L'individualisme
et le patriotisme étant des contraires absolus, il est permis de réfléchir
à ce qu'on lègue ; chez les Patriotes, c'étaient Honneur
et Vertus. Les Patriotes étaient un peu les Chouans du Québec.
« L'orgueil d'un maître est
la limite, Qu'il ne peut franchir vers le bien ;
Son âme étroite est trop petite pour les vertus du Citoyen. »
Circuit des Patriotes dans le Vieux Montréal
Le conférencier doctorant sur la pensée politique des Patriotes
guidera, demain et dimanche prochain, un circuit spécial sur les Patriotes
canadiens (Chouayens dans la chanson Le Chouan) du Vieux-Montréal
au départ de Pointe-à-Callière où se termine dans
deux semaines une exposition historique majeure :
1837-1838, Rébellions, Patriotes vs Loyaux.
Exposition Maurice The Rocket Richard
Hockeyeur hors-pair au salaire de 20 000 $ l'an en 1957, figure de
superman des enfants de l'époque, québécois et francophone
ne parlant pas l'anglais mais devant signer tous ses contrats avec la ligue
(de fait la National Hockey League) en anglais, l'exposition interactive
qui se termine dans moins de 10 jours rassemble 3 galeries d'objets, enregistrements,
extraits de joutes de hockey, peintures, bâtons de hockey, et quelques
exemplaires du chandail numéro 9 de la légende de l'équipe
professionnelle Le Canadien de Montréal tels qu'ils étaient dans
les années 1950. Pour amateurs, collectionneurs et nostalgiques, la boutique
du Musée du château Ramezay (cette
appellation serait apparemment un anglicisme retenant l'époque où
la demeure de Claude de Ramezay fut anglicisée) propose des chandails
du Canadien, des tasses et de nombreux objets pouvant faire partie de collections.
Hyperliens
Exposition historique majeure : 1837-1838,
Rébellions, Patriotes vs Loyaux à Pointe-à-Callière
Pointe-à-Callière, musée d’archéologie
et d’histoire de Montréal
Musée du Château Claude-de-Ramezay
On fait mention de Claude de Ramezay
dans le livre d'histoire Exilés au nom du roi
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