UN BAL MASQUÉ de Verdi, nouvelle production présentée par l’Opéra de Montreal les 22, 26, 29 septembre, 1er et 4 octobre 2007 à 20h à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts à Montréal, dans une mise en scène de l’Américain Stanley M. Garner. Gregory Vajda dirige l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal et le Chœur de l’Opéra de Montréal.

Gordon Hawkins (Renato, baryton), Manon Feubel (Amélia, épouse de Renato, soprano), Richard Margison (Gustave III, roi e Suède, ténor),

Crédit photographe : Yves Renaud

Un bal masqué de Giuseppe Verdi à l'OdM

L’OPÉRA de Montréal, PASSIONNÉMENT !
NOUVELLE PRODUCTION à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, les 22, 26, 29 septembre, 1er et 4 octobre 2007 à 20 h


Montréal, le 23 septembre 2007


L''Opéra de Montréal a su concocter une production sobre, un spectacle à grand déploiement, sur une musique très belle et très variante de l'Italien Giuseppe Verdi oû les choeurs sont mis de l'avant dans le premier acte, la magnifique voix féminine dans le deuxième et les voix masculines ainsi que toutes en redéploiement dans le troisième et dernier acte.

La scène et les costumes sont sobres, et les décors sombres comme les jours qu'a passé l'OdM les temps derniers à cause d'un certain idéalisme guerrier du Wild West canadien. Mais faisons contre mauvaise fortune bon coeur : ça laisse effectivement toute la place à la composition musicale extraordinaire, parfois aussi joyeuse qu'une mazurka, parfois aussi grave que le fait d'apprendre que votre meilleur ami vous joue dans le dos, et même à deux ou trois reprises, des airs qui rappellent l'opéra Carmen. De fait, l'analogie va aussi pour l'histoire du Bal masqué : deux hommes aiment et veulent la même femme, mais contrairement à Carmen, celle-ci reste fidèle à ses valeurs chastes et pures, et donc aussi à son mari et elle parvient à résister au roi dont il est l'ami et le serviteur irréprochable. Et s'ensuit un polar de l'époque monarchique avec accompagnement de musiciens d'orchestre comprenant plusieurs solos.

Dépaysement et divertissement garantis, plus les belles voix de chanteurs qui ont du coffre toujours mises en valeur, avec choeurs. Le tout débute à 20 heures et se termine peu après 23 heures. C'est à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, les 22, 26, 29 septembre, 1er et 4 octobre 2007.

 

Montréal, le 12 septembre 2007


Un grand classique du répertoire verdien ouvre la 28e saison de l’Opéra de Montréal : Un bal masqué (Un ballo in maschera), mélodrame en trois actes de Giuseppe Verdi. L’œuvre, qui reprend l’affiche à la compagnie après quinze ans d’absence, sera présentée dans une scénographie entièrement renouvelée de l’Américain Stanley M. Garner (qui travaille actuellement avec le cinéaste David Cronenberg sur un nouveau projet d’opéra). Conjuration politique, désir, passion, amitié trahie, magie et assassinat sont les ingrédients de cette intrigue où le véritable visage des protagonistes demeure caché jusqu’au dernier moment.

Sur scène, une distribution internationale éclatante : le ténor canadien Richard Margison incarne Gustave III, roi de Suède ; le baryton américain Gordon Hawkins, élu meilleur artiste de l’année par le Washington Opera, est Renato, secrétaire et dévoué partisan du roi, puis son ennemi juré ; la soprano québécoise Manon Feubel, une «voix verdienne par excellence» (Jacques Hétu, resmusica) est Amelia, épouse de Renato. À leurs côtés, la mezzo-soprano américaine Marianne Cornetti chante la devineresse Ulrica et la soprano québécoise Pascale Beaudin, le page Oscar, rôle travesti. Font également partie de cette distribution : les barytons Stephen Hegedus (Christiano) et Pierre-Étienne Bergeron (Serviteur d’Amélia), les barytons-basses Alexandre Sylvestre (Comte Horn) et Valerian Ruminski (Comte Ribbing) ainsi que le ténor Antoine Bélanger (le Juge). Le chef hongrois Gregory Vajda dirige l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal et le Chœur de l’Opéra de Montréal, après l’inoubliable et saisissant doublé Le château de Barbe-Bleue/Erwartung, mis en scène par Robert Lepage. Les nouveaux décors stylisés sont de Jean Bard, les costumes d’époque (fin du 18e siècle) du Memphis Opera et les éclairages de Matthieu Gourd.

préOpéra
Avant chaque représentation, à 18 h 30 au Piano Nobile de la Place des Arts, une conférence consacrée à l’œuvre sera donnée par le musicologue Pierre Vachon. Gratuit pour les abonnés et 5 $ pour les non-abonnés (billets en vente à la billetterie de la PdA les jours de représentations).

métrOpéra
L’opéra dans le métro ! Le mercredi 19 septembre de 16 h à 16h30 à la station Berri-UQAM, les usagers du métro de Montréal pourront entendre des airs de Verdi chantés par les chanteurs de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal. Cet événement urbain est réalisé avec la collaboration de la Société de transport de Montréal (STM).

Mascarades et force du destin!
Lorsque le page Oscar lui remet la liste des invités au prochain bal masqué, Gustave III, roi de Suède se trouble en lisant le nom d'Amelia : la femme de son secrétaire et meilleur ami Renato, dont il est secrètement amoureux. Celui-ci l'avertit qu’un complot se prépare contre lui, mais le roi refuse de prendre ses inquiétudes au sérieux. La devineresse Ulrica, qui vient d’être condamnée à l’exil, lui révèle qu’il mourra sous peu de la main d’un ami : le premier qui lui serrera la main. Le roi fait fi de sa prophétie funeste. Amelia se déchire entre sa passion amoureuse pour Gustave III et son devoir d'épouse. Sur le conseil d’Ulrica, elle décide d’aller chercher l’herbe magique susceptible de la guérir de son amour. Le roi qui l’a suivie lui déclare son feu ardent. Ils sont surpris par les conspirateurs qui les dénoncent à Renato. Fou de jalousie et pour défendre son honneur conjugal, qu'il croit bafoué, il se joindra aux conjurés et assassinera le roi au bal masqué. Avant de mourir sous les yeux de la foule consternée, Gustave III innocente Amelia aux yeux de son mari et pardonne à son assassin et à ses ennemis.

Verdi, chantre de la renaissance italienne
Le livret est inspiré des événements entourant l'assassinat du roi Gustave III de Suède au cours d'un bal masqué dans l'opéra royal de Stockholm dans les années 1790. De par le souffle patriotique qui traverse l’œuvre – l’Italie est alors plongée en plein mouvement de résurrection de la nation italienne (Risorgimento) –, Verdi dut faire des concessions aux autorités chargées de la censure en remaniant son œuvre, la transposant à Boston à la fin du 17e siècle. L’Opéra de Montréal a choisi de présenter l’œuvre initiale, dont l’action se déroule en Suède à la fin du 18e siècle. Après ses trois grands chefs-d’œuvre Rigoletto (1851), Le trouvère (1853) et La traviata (1853), qui ont contribué grandement à asseoir sa popularité et à le consacrer chantre de la renaissance italienne, Verdi réalise avec Un bal masqué (1859) une synthèse théâtre-musique qui lui ouvre la voie vers ses chefs-d'œuvre de la maturité, Don Carlo, Aïda, Otello, Falstaff. Il aura ainsi produit 26 opéras de 1839 à 1893.

Un bal masqué (Un ballo in maschera)
Opéra en trois actes de Giuseppe Verdi (Roncole, près de Busseto, 1813 – Milan, 1901)
Livret d'Antonio Somma d'après le Gustave III ou le Bal masqué d’Eugène Scribe
Création : Rome, Teatro Apollo, 17 février 1859
En italien avec surtitres français et anglais
Dernière production à l’Opéra de Montréal : avril 1990

infOpéra : operademontreal.com
billetterie : OdM (514) 985-2258 / 1 877 385-2222 | PdA (514) 842-2112 / 1 866 842-2112
Abonnements à partir de 163 $ ; billets à la pièce à partir de 44 $.
Offre spéciale 18-30 ans : 35 $ pour un premier opéra et 25 $ pour les productions suivantes.


UN BAL MASQUÉ/ DISTRIBUTION

Gustave III — RICHARD MARGISON, ténor (Canada)
Il figure aujourd’hui parmi les ténors les plus reconnus à l’échelle canadienne et internationale, se produisant au Metropolitan Opera, à l’Opéra d’État de Vienne, au Deutsche Oper de Berlin, au San Francisco Opera, au Théâtre royal de la Monnaie, au Covent Garden, à Opera Australia et au Washington Opera. Il donne également de nombreux récitals avec des orchestres tels le Royal Philharmonic, le San Francisco Symphony, l’OSM, les Vancouver et Toronto Symphony, ceux du Centre national des arts et du Ravinia Festival. Au disque, il a récemment enregistré un récital tout Verdi (CBC Records) et Fidelio. Dernière présence à la compagnie : Aida (2006).

Amelia — MANON FEUBEL, soprano (Québec, Canada)
Elle est entendue en Suisse, France, Belgique, Italie, Grèce, Asie, Espagne, Angleterre, aux États-Unis et au Canada. Son répertoire inclut Senta (Le vaisseau fantôme), Léonore (La force du destin), La Wally, Tosca, Aïda, Ariane (Ariane à Naxos), Desdémone (Otello), Léonore (Le trouvère), Adriana Lecouvreur, Amelia (Un bal masqué), Liù (Turandot), Elettra (Idoménée), la Comtesse (Les noces de Figaro), Donna Elvira (Don Giovanni), Micaëla (Carmen) et plusieurs autres, chantés sur les scènes de Paris (Opéra-Comique), Marseille, Wallonie, Lausanne, Avignon, Metz et Turin (Teatro Regio di Torino). Dernière présence à la compagnie : Le Gala, 11e édition (2006).

Renato — GORDON HAWKINS, baryton (États-Unis)
Nommé artiste de l’année par le Washington Opera, il chante les principaux rôles de baryton pour le Dallas Opera, Washington Opera, Metropolitan Opera, Lyric Opera of Chicago, Florida Grand Opera, Opera Company of Philadelphia, New York City Opera, Houston Grand Opera, Royal Opera House – Covent Garden, Teatro Massimo de Palerme et le Deutsche Oper de Berlin. Au cours de la saison 2007-2008, il chante Scarpia (Tosca) au Cleveland Opera, Tonio (Pagliacci) au Seattle Opera, Porgy (Porgy and Bess) au Dallas Opera, Rigoletto et Alfio (Cavalleria rusticana) au Washington National Opera, Rigoletto au Arizona Opera et Alberich (L’or du Rhin et Le crépuscule des dieux) au Los Angeles Opera. Fait ses débuts à la compagnie.

Ulrica — MARIANNE CORNETTI, mezzo-soprano (États-Unis)
Son répertoire inclut Dorabella (Così fan tutte), Charlotte (Werther), Fidalma (Il matrimonio segreto), Hänsel (Hänsel und Gretel), Rosine (Le barbier de Séville), la Première servante (Elektra), les Deuxième et Troisième dames (La flûte enchantée) et Lillian (Happy End de Kurt Weill). Plus récemment, elle s’est produite dans Mefistofele, Le barbier de Séville et Aïda. On a pu l’entendre aux Metropolitan, Wolftrap et Ascona Operas. Fait ses débuts à l’Opéra de Montréal.

Oscar — PASCALE BEAUDIN, soprano (Québec, Canada)
Elle en est à sa troisième saison à l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal : elle a été Flaminia (Le monde de la lune), Flora (The Turn of the Screw) et la Première sorcière (Didon et Énée). Elle fait ses débuts à l’Opéra de Montréal en 2005 dans le rôle d’Oasis (L’Étoile), puis lors de la 27e saison, elle a chanté l’une des Sœurs quêteuses (Suor Angelica) et Zerlina (Don Giovanni). Elle chantera prochainement Adèle (Le comte Ory) à l’Opéra de Nantes-Angers. Dernière présence à la compagnie : Don Giovanni (2007).

Chef d’orchestre — GREGORY VAJDA (Hongrie)
Après avoir occupé le poste d’assistant chef au Milwaukee Symphony Orchestra, Gregory Vajda devient chef en résidence du Oregon Symphony Orchestra. Auparavant, il était chef invité de l’Opéra d’État hongrois. En 2006-2007, il dirige les orchestres symphoniques de Charlotte, Kitchener-Waterloo, Honolulu et au Atlanta Opera (Roméo et Juliette). En 2007-2008, il dirigera les orchestres de Santa Rosa et d’Edmonton. Il a récemment dirigé sa propre musique pour le film muet The Crowd à l’Auditorium du Louvre et a enregistré sa composition Duevoe avec l’orchestre symphonique de la Radio d’état hongroise. Dernière présence à la compagnie : Le château de Barbe-bleue/Erwartung (2004).

Metteur en scène — STANLEY M. GARNER (États-Unis)
Il a mis en scène Un bal masqué de Verdi au Vancouver Opera, La flûte enchantée pour les maisons de Seattle, Los Angeles, Washington et New Zealand, Tosca, Rigoletto, La traviata et Roméo et Juliette au Augusta Opera, La veuve joyeuse au Houston Grand Opera. À titre de directeur délégué, il a travaillé en collaboration avec Franco Zeffirelli sur Pagliacci pour la production du Los Angeles Opera. Il travaille également avec le cinéaste canadien David Cronenberg sur un nouveau projet d’opéra basé sur le film La mouche qui sera présenté au Los Angeles Opera, au Glyndebourne Festival Opera et au Théâtre du Châtelet à Paris. Projets : Tosca au Vancouver Opera et La bohème au Los Angeles Opera. Dernière présence à la compagnie : Susannah (1999).


Prochaine production : Roméo et Juliette
Opéra en cinq actes de Charles Gounod, grand classique de l’opéra français transposé dans l’Italie du 20e siècle
Les 3, 7, 10, 12, 15 novembre 2007 à 20 h, salle Wilfrid-Pelletier
Yves Ossonce dirige l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal et le Chœur de l’OdM

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Pour en savoir davantage sur la saison 2007-2008, composez le (514) 985-2258 ou visitez le site Internet au www.operademontreal.com.


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