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La soprano portoricaine Yalí-Marie Williams qui interprète
le rôle titre de la courtisane Violetta Valéry Photo : Yves Renaud |
La Traviata à l'Opéra de Montréal : un chef d'oeuvre !
Montréal, le 5 novembre 2006
BRAVO et BRAVISSIMO à lOpéra de Montréal pour cette nouvelle production de La traviata.
Tous les airs sont magnifiques et magnifiquement interprétés
Juste des belles voix bien musicales et bien dosées. Et quelle présence
des comédiens-chanteurs : Stephen Kechulius dans son rôle
du père prend la scène avec toute la force d'un manipulateur qui
se déplace pour sauvegarder l'intégralité et le prestige
de son album de famille ; Yali-Marie Williams est extraordinaire du début
à la fin, particulièrement à la fin quand Violetta doit
succomber à la maladie alors qu'elle aurait dû vivre heureuse avec
son Alfredo, amoureux sincère interprété parfaitement par
Dimitri Pittas.
Une grande production, à tous points de vue
Parfaite aussi la musique dont un solo de violon bien audible au bon moment,
sous la direction de James Meena. Le choeur, les décors, la mise en scène,
les costumes (particulièrement la robe verte d'une amie de Violetta !!!)
et les éclairages, tout est superbe. Magnifique véridicité
de l'histoire racontée dans cet opéra où il y a tout de
même repentir à la fin.
À voir à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place
des Arts les 4, 8, 11, 13 et 16 novembre 2006 à 20 h et le samedi
18 novembre 2006 à 14 h.
La Traviata à l'Opéra de Montréal
Une toute nouvelle production de lune des oeuvres
les plus populaires du répertoire
Montréal, le 10 octobre 2006
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Le métro Après le succès de lévénement Mozart
prend le métro présenté en mars 2006, lOpéra
de Montréal (OdM) et la Société de transport de Montréal
(STM) renouvellent leur partenariat en proposant aux usagers de la STM
dentendre des airs dopéra et ce, lors de chaque production
de la saison 2006-2007 de lOpéra de Montréal.
Les chanteurs de lAtelier lyrique de lOpéra de Montréal
interpréteront alors des extraits des plus beaux airs des opéras
de Verdi. Cette activité se greffe à la présentation
de lopéra La traviata de Giuseppe Verdi, donné
les 4, 8, 11, 13, 16 novembre 2006 à 20 h et 18 novembre 2006 à
14 h à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts. |
LOpéra de Montréal
présente
La traviata de Giuseppe Verdi
à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts
les 4, 8, 11, 13 et 16 novembre 2006 à 20 h
et 18 novembre 2006 à 14 h
La dame
aux camélias sur la scène lyrique
Pour la deuxième production de sa 27e saison, lOpéra de Montréal présente un grand cru dans une nouvelle production, La traviata de Giuseppe Verdi, d'après la pièce La dame aux camélias dAlexandre Dumas fils. Dans cet opéra dun lyrisme poignant et dune grande efficacité dramatique, Verdi se révèle le grand homme du théâtre lyrique italien du siècle : musique sublime, airs envoûtants, suprématie des choeurs, prouesse vocale et vigueur dramatique révolutionnent le monde convenu de lopéra dalors.
Dans les rôles principaux, de jeunes chanteurs, qui font leurs débuts à la compagnie, incarneront les protagonistes de cette histoire dun amour bouleversant, campée dans le Paris mondain du XIXe siècle. La soprano portoricaine YalÍ-Marie Williams sera la courtisane parisienne Violeta Valéry, rôle pour lequel Verdi a écrit une partition vocalement redoutable (colorature au premier acte, lyrique au deuxième et dramatique au dernier). Elle partagera la scène avec le ténor américain Dimitri Pittas, dans le rôle dAlfredo, son amant, et le baryton américain Stephen Kechulius, dans celui de Giorgio Germont, le père dAlfredo. Le chef américain James Meena sera au pupitre de lOrchestre Métropolitain du Grand Montréal et du Choeur de lOpéra de Montréal. Dans cette nouvelle production de lOpéra de Montréal, La traviata fait peau neuve : la mise en scène a été confiée à lhomme de théâtre Jacques Leblanc, les décors à Claude Goyette, les éclairages à Matthieu Gourd, et les costumes à Anne-Séguin Poirier.
Pour nous mettre en appétit, lOpéra de Montréal propose, avant chaque représentation, un préOpéra : le passionné dart lyrique et musicologue Pierre Vachon présentera loeuvre au Piano Nobile de la salle Wilfrid-Pelletier à 18 h 30 et à midi 30 pour la représentation donnée à 14 h (En français avec résumé en anglais. Gratuit pour les abonnés, 5 $ pour les non-abonnés).
Mourir daimer
Laction se situe à Paris au XIXe siècle et dans les environs. Lors d'un bal quelle donne chez elle, la courtisane Violetta Valéry rencontre Alfredo Germont, jeune homme de bonne famille. Coup de foudre réciproque! Violetta délaisse alors ses nombreux amants pour vivre une folle passion avec Alfredo. Ils se retirent à la campagne pour se consacrer entièrement à leur amour, mais les conventions sociales et le passé de Violetta les rattrapent. Le père dAlfredo, Giorgio Germont, profitant de labsence du jeune homme, demande à Violetta de renoncer à son fils afin de ne pas ternir la réputation de la famille. Après sêtre désespérément opposée à cette idée, Violetta consent à écrire une lettre de rupture à Alfredo sans expliquer les réelles raisons de leur séparation, rendant Alfredo fou de douleur. Au cours d'une fête donnée dans le palais de Flora, amie de Violetta, Alfredo, toujours convaincu de la trahison de son amante, linjurie et lhumilie en public, jetant à ses pieds tout largent quil vient de gagner à la table de jeu, en paiement de ses faveurs passées. Cest lindignation générale et Germont reproche à son fils son inconduite si peu chevaleresque. Violetta, déjà affaiblie par la phtisie, voit son état s'aggraver brusquement. Informé du sacrifice de Violetta par son père repentant, Alfredo se précipite à Paris pour lui demander pardon, mais la maladie a fait son oeuvre et Violetta meurt dans ses bras, en présence de Germont, accablé, tandis quà lextérieur, le carnaval bat son plein.
Le chemin de traverse
ou le prix de lascension sociale
Le titre de cet opéra évoque celle qui prend un « chemin de traverse » (travia). Au coeur de l'oeuvre, le sacrifice dune femme au grand coeur, en butte à l'hypocrisie de la haute société bien pensante du XIXe siècle. Dans un monde dominé par les hommes, Violetta paie injustement sa liberté et son désir dascension sociale. Pour donner plus de poids à un thème qui lui est cher ses oeuvres mettent souvent en scène des héroïnes pures et courageuses, vouées au malheur par la société ou le pouvoir -, Verdi situe son opéra, comme la pièce, à sa propre époque. Il rendait par là même un vibrant hommage à la chanteuse Giuseppina Strepponi, sa compagne qui a partagé « ses années de galère » et à laquelle son entourage adressait les mêmes reproches qu'à la Violetta de son opéra. Dans une Italie profondément catholique et à une époque où une oeuvre lyrique était encore inspirée dun sujet mythologique ou historique, ce choix heurtait les sensibilités d'une société pétrie de morale et d'hypocrisie.
Ciao bel canto traditionnel, viva le chant nouveau !
Dans son traitement musical, Verdi évite avec soin tout pittoresque descriptif. Avec lui, lorchestre commence à prendre une personnalité propre, cessant dêtre un instrument daccompagnement. Les émotions intériorisées prennent le pas sur les passions exacerbées. Le « bel canto » traditionnel est soumis à une expression nouvelle : finie la pyrotechnie vocale factice en faveur dune expression vraie ! Après Rigoletto (1851) et Le trouvère (1853), qui remportent un immense succès, La traviata complète la trilogie populaire et constitue une oeuvre pivot dans la carrière musicale de Verdi. Avec ces oeuvres, Verdi devient le compositeur dopéra le plus populaire et le plus important dItalie où se révèlent sa maturité stylistique et tout son génie.
LA TRAVIATA
Opéra en 3 actes de Giuseppe Verdi (Roncole, près de Busseto,
1813 Milan, 1901)
Livret de Francesco Maria Piave, daprès la pièce La dame
aux camélias dAlexandre Dumas fils.
Créé au Teatro La Fenice, Venise 6 mars 1853
En italien avec surtitres français et anglais
Dernière production à lOpéra de Montréal :
février 2002
Distribution (rôles principaux)
Violetta Valery Yali-Marie Williams, soprano portoricaine, remporte le concours Operalia Placido Domingo en 1999. À 25 ans, elle fait ses débuts professionnels dans le rôle-titre de La traviata à Opera Festival du New Jersey, puis au Connecticut Grand Opera, à lOpéra de Porto Rico, Desdémone (Otello) au New Orleans Opera, Antonia (Les contes dHoffmann) au Tulsa Opera, Fiordiligi (Così fan tutte) au Hawaii Opera et Marguerite (Faust) au Chautauqua Opera. Ses autres rôles sont Giorgetta (Il tabarro), Musetta (La bohème), Cio-Cio San (Madame Butterfly) pour les compagnies Opera de Puerto Rico, Birmingham Opera, Florentine Opera, Opera Theatre of St. Louis. Elle fait ses débuts à la compagnie.
Alfredo Germont Dimitri Pittas, ténor américain, participe pendant trois ans au Metropolitan Operas Lindemann Young Artist Development Program. Il est considéré aujourdhui comme lun des grands espoirs de sa génération. Débuts au Metropolitan Opera en 2004, il y retourne la saison suivante dans Arturo (Lucia di Lammermoor) et Tybalt (Roméo et Juliette). Formé à luniversité McGill (Montréal) et à New York, il remporte de nombreux prix dont ceux des fondations Richard Tucker, Licia Albanese-Puccini et George London. Récemment, il chantait Narraboth (Salomé) au Santa Fe Opera, Rodolfo (La bohème) à lOpéra de Leipzig, Rigoletto à lOpéra national de Bordeaux et Lenski (Eugène Onéguine) au Opera Theatre of St. Louis. Il fait ses débuts à la compagnie.
Giorgio Germont Stephen Kechulius, baryton américain est reconnu pour sa forte présence scénique sur les scènes nord-américaines et européennes. À la suite de son rôle dIago, le magazine Opera News écrivait : « On ne parle pas ici dun baryton à la voix sinistre; chaque fibre de son corps et chaque inflexion vocale incarnent le diable! » Il fait des débuts remarqués en Allemagne dans le rôle-titre (Falstaff) au Oper Frankfurt, sa dixième production dans le rôle-titre de Rigoletto au Seattle Opera, son retour au New York City Opera dans le rôle de Jack Rance (La fille du Far West), les rôles-titre dans Nabucco au Pacific Opera Victoria et dans Gianni Schicchi au De Vlaamse Opera. Au cours de la saison 2005-06, il chante Olin Blitch (Susannah) au festival Wexford et retourne au New York City Opera chanter Leonidas (Lysistrata). Dernière présence à lOdM : Le Gala, 9e édition (2004).
Direction musicale James Meena, américain directeur général et chef principal dOpera Carolina a une passion pour Mozart, Puccini, Verdi, Berlioz, Chostakovitch, Ginastera et Stravinsky, dirigeant divers orchestres aux États-Unis, au Canada, en Italie, à Taipei, en Corée et au Mexique. Il dirige Les noces de Figaro à lOpéra de Montréal, Nabucco, La bohème, Macbeth et Samson et Dalila à Opera Carolina, Le sacre du printemps avec le National Symphony Orchestra, des concerts avec le Cairo Symphony dans le nouveau Cairo Opera House et Don Pasquale à Opéra Lyra Ottawa. Au cours de la saison 2005-06, il dirigea notamment Tosca, Les pêcheurs de perles et La traviata à Opera Carolina, Les noces de Figaro au Manitoba Opera et Hänsel und Gretel à Opera Columbus, Suor Angelica/Gianni Schicchi au Chautauqua Opera. Dernière présence à lOdM : Le Gala, 10e édition (2005).
Mise en scène Jacques Leblanc (Québec, Canada), comédien et metteur en scène, fait ses débuts à lOpéra de Montréal en montant La veuve joyeuse en 2004, puis Agrippina en 2005. En 2003, il reçoit le Prix de la Fondation de lOpéra de Québec, où il a mis en scène La veuve joyeuse la même année et Hänsel und Gretel en 2002. Outre le théâtre, il met en scène plusieurs opéras pour lUniversité Laval, notamment A Midsummer Nights Dream (Britten), Xerxes (Handel), Dialogues des Carmélites et Les mamelles de Tirésias (Poulenc) et Lenfant et les sortilèges (Ravel). Dernière présence à lOdM : Agrippina (2005).
Décors Claude Goyette (Québec, Canada), conçoit des décors pour la plupart des scènes institutionnelles et expérimentales. Fondateur de lAssociation des professionnels des arts de la scène du Québec (APASQ), il en a été le premier président. Il travaille avec les metteurs en scène René Richard Cyr pour Le malentendu (1993), Martine Beaulne pour Albertine en cinq temps (1995) et Denis Marleau pour lequel il a dessiné les environnements scéniques de plusieurs des créations du Théâtre UBU dont Les maîtres anciens (1995) et Catoblépas (2001). Dernière présence à lOdM : Nelligan (1990).
Éclairages Matthieu Gourd (Québec, Canada), est directeur technique de lOpéra de Montréal depuis 2001. Pour la compagnie, il a également conçu les éclairages de Aïda (2006), Agrippina (2005) et Madame Butterfly (2002). Au cours des dix dernières années, il a pris part à plus dune soixantaine de productions en tant que directeur de production, directeur technique ou éclairagiste. On a pu voir son travail au Théâtre de QuatSous dans Trainspotting et le Cycle Walker, à lEspace Go dans Stampede, à LEspace Libre dans Bill 101. Il a également signé les éclairages des six dernières éditions des Contes urbains à La Licorne. Dernière présence à lOdM : Aïda (2006).
Costumes Anne-Séguin Poirier (Québec, Canada), collabore depuis 2001 comme concepteure et assistante scénographe pour le théâtre, le cirque et lopéra. Elle participe aux créations Nomade et Rain du Cirque Éloize en tant quassistante à la scénographie et coordonnatrice à la conception des accessoires. Elle a assumé le même rôle sur la production musicale Don Juan mise en scène par Gilles Maheu. Anne-Séguin Poirier a également créé la scénographie du Musée des Naufrages de Baie-Trinité : production primée par lAssociation des Musées canadiens 2005. Au théâtre, elle signe depuis 2004 les décors de Gordon McCall au Centaur Theatre Company, et tout récemment les accessoires et éléments de décors de Delirium, une production du Cirque du Soleil.
Billets à lunité à partir de 44
$
Abonnements à partir de 132 $
Prix spéciaux 18-30 ans : 35$ le premier opéra et 25$ les suivants
OU 5 opéras : 27$ ch.
Billetterie : OdM (514) 985-2258 / PdA (514) 842-2112 / ou www.operademontreal.com
Prochain rendez-vous : Le Gala 11e édition
James Meena dirige lOrchestre Métropolitain du Grand Montréal
Dimanche 3 décembre 2006 à 14 h
Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts
Pour en savoir davantage ou pour recevoir la brochure de la saison 2006-2007, composez le (514) 985-2258 ou visitez le site Internet au www.operademontreal.com.
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