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Aïda
Chanteurs : Richard Margison (Radamès), Susan Patterson (Aïda) Opéra de Montréal Photographe : Yves Renaud |
Aïda
Le plus célèbre des opéras de Verdi
Montréal, le 21 mai 2006
Une histoire d'amour impossible, un opéra offrant une belle musique et de belles paroles... des paroles qui sont belles. Elle, une «fille de» qui utilise la puissance de son père pour imposer ses quatre volontés, est amoureuse d'un guerrier arriviste qui ne la dénigre pas bien qu'il soit amoureux d'une infortunée esclave dont le père est roi chez l'ennemi. Une histoire à grand déploiement, en 8 tableaux avec 2 entractes et 3 courtes pauses, qui se passe dans l'Antiquité mais qui semble infiniment contemporaine. Sauf qu'aujourd'hui on aurait rajouté un rival, une scène au sauna masculin qui s'intègrerait très bien par ailleurs et dont seraient obligatoirement exclues toutes les femmes. Les décors sont imposants, les costumes démontrent statuts et clans auxquels appartiennent les gens qui les portent. Les voix sont belles, variées surtout. Ici, pas question d'une soirée réunissant seulement des sopranos et des ténors car on retrouve une belle gamme de voix. C'est une histoire d'amour triste qui se termine dans la mort, mais la mort à deux puisque l'amour ne peut pas être vécu.
Aïda de Giuseppe Verdi est présenté à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts les 20, 24, 27 et 29 mai et 1er juin 2006 à 20 h, et le 3 juin 2006 à 14 h. La représentation du 1er juin 2006 sera également présentée sur grand écran, dehors sur l'Esplanade comme l'a été l'an dernier la merveilleuse Carmen, sous les étoiles. Beau temps, mauvais temps... d'ailleurs, il y a déjà une magnifique lune et un ciel superbement étoilé dans le décor d'Aïda.
Montréal, le 3 mai 2006
Aïda, en quelques lignes
Opéra en trois actes de Giuseppe Verdi (Roncole, près
de Busseto, 1813 Milan, 1901)
Livret dAntonio Ghislanzoni, daprès louvrage de Camille
du Locle sur une intrigue dAuguste Mariette
Créé au Théâtre de lOpéra du Caire,
le 24 décembre 1871
Chanté en italien avec surtitres français et anglais
Dernière production à lOpéra de Montréal :
mai 2001
technOpéra le 4 mai 2006
Aïda, en détails
Le plus célèbre des opéras de Verdi, Aïda, clôt la 26e saison de lOpéra de Montréal dans une coproduction avec le Utah Symphony and Opera et le Pittsburgh Opera. Avec une musique exotique à linstrumentation colorée, de grands effectifs scéniques, des choeurs imposants, des chorégraphies stylisées et de nombreux figurants, le faste de cette histoire tragique saura plaire aux inconditionnels des opéras à grand déploiement. Une distribution impressionnante de renommée internationale fera vivre les personnages de cette histoire épique campée dans lÉgypte ancienne et mise en scène par le canadien Brian Deedrick. Le rôle dAïda sera chanté par la soprano américaine Susan Patterson, rompue aux grands rôles emblématiques du répertoire, et le réputé ténor canadien Richard Margison, qui effectue un retour à lOpéra de Montréal, chantera celui de Radamès, capitaine de la garde égyptienne. Le rôle dAmonasro, roi dÉthiopie, sera incarné par le baryton américain Grant Youngblood et celui de Ramfis, grand prêtre égyptien, sera tenu par la basse australienne Daniel Sumegi. Deux Américains et deux membres de lAtelier lyrique complètent cette distribution prestigieuse : la basse Valerian Ruminski dans le rôle du roi dÉgypte, la mezzo-soprano Nancy Maultsby dans celui de sa fille Amnéris, la soprano Allison Angelo dans le rôle de la Prêtresse et le ténor Thomas Macleay qui chante un Messager. LOrchestre Métropolitain du Grand Montréal sera dirigé par le chef américain Richard Buckley, et cest le Canadien Jean-Marie Zeitouni qui a préparé le Choeur de lOpéra de Montréal. Les chorégraphies sont de Jean Léger, les décors stylisés de Bernard Uzan et Claude Girard, ce dernier assurant aussi la conception des costumes. La conception des éclairages est signée Matthieu Gourd.
Le triomphe de lamour
Dans le palais du roi dÉgypte, Aïda, fille du roi éthiopien Amonasro vit comme esclave à la cour dÉgypte. Elle sest éprise du jeune capitaine Radamès, qui éprouve les mêmes sentiments à son égard. Radamès est aussi aimé dAmnéris, fille du roi dÉgypte. Le grand prêtre Ramfis nomme Radamès commandant en chef des troupes égyptiennes, pour aller combattre le roi éthiopien Amonasro qui vient denvahir lÉgypte. Aïda est partagée entre son amour pour son bien-aimé et son père. Dans le temple de Ptah, prêtres et prêtresses invoquent le dieu tout-puissant avec des chants et danses rituels. Radamès reçoit de Ramfis les armes sacrées qui lui assureront la victoire.
Amnéris languit entourée de ses esclaves et parmi elles, la belle Aïda dont elle soupçonne lamour pour Radamès. Amnéris fait croire à Aïda que Radamès a été tué au combat : Aïda tombe dans le piège et avoue son amour. Les deux femmes s'affrontent. Radamès est accueilli en vainqueur aux portes de Thèbes. Le roi accepte de libérer les prisonniers dont Amonasro qui se fait passer pour un soldat éthiopien et offre à Radamès la main de sa fille Amnéris. Radamès et Aïda sont séparés à jamais.
Sur les rives du Nil, dans le temple dIsis, Amnéris prie afin que Radamès lui voue son amour. Mais Radamès veut revoir Aïda. Celle-ci, forcée par son père Amonasro, parvient à se faire révéler le chemin quemprunteront les troupes pour vaincre les derniers résistants éthiopiens. La trahison de Radamès est découverte. Amnéris, qui tient le destin de Radamès entre ses mains, tente dobtenir de lui quil renonce à Aïda en échange de sa vie. Mais Radamès choisit d'être emmuré vivant. Aïda la précédé dans la crypte et, apaisés, les deux amants font leurs adieux au monde.
Grandiose et intime
La beauté singulière de cet opéra de Verdi réside dans lexpression musicale de lhumaine vérité chez des héros tiraillés entre des sentiments contradictoires : lamour, la jalousie, lhonneur, la trahison. Hormis la scène triomphale de Radamès, celle où sonnent les illustres trompettes, Aïda relève de lintime. Par une écriture orchestrale raffinée, truffée dharmonies aux couleurs orientales, et une expressivité rare du chant, Verdi rompt avec les structures conventionnelles de lopéra romantique et réalise une synthèse magistrale du melodramma italien et du grand opéra français. Si les airs isolés sont lexception, plusieurs duos dune rare intensité ponctuent cette partition et épousent avec subtilité les sentiments des protagonistes et leurs situations déchirantes. Pour cette production, la fameuse scène triomphale sera stylisée : onze danseurs présenteront une chorégraphie qui relatera la bataille livrée par les Égyptiens aux Éthiopiens. Les chorégraphies seront présentées dans leur intégralité.
Dabord prévue en janvier 1871, la première dAïda aura lieu plutôt la veille de Noël de la même année, et cest le contrebassiste et compositeur Giovanni Bottesini qui en assurait la direction. Le succès au Théâtre de lOpéra du Caire se muera en triomphe quelques mois plus tard au Théâtre de La Scala de Milan où le public en liesse rappellera Verdi 32 fois sur scène ! Depuis, toutes les grandes maisons dopéra rivaliseront doriginalité et de gigantisme afin de présenter loeuvre qualifiée de pharaonique.
Distribution
Aïda Susan Patterson, soprano américaine. À la compagnie, cest en 1993 que lon découvre Susan Patterson dans le rôle de Violetta (La traviata). Elle y revient ensuite en 2002 pour chanter Tosca, en plus de participer à plusieurs éditions du Gala de la compagnie (1996, 1999, 2000, 2003, 2004). Elle figure parmi les plus importantes sopranos lirico-spinto de lheure, défendant des rôles comme Mimì, Aïda et Manon Lescaut, de même que Violetta quelle tient à de multiples occasions, entre autres au San Francisco Opera, au New York City Opera, au Lyric Opera of Chicago, au Vancouver Opera, au Welsh National Opera et au Canadian Opera Company, avant de reprendre le rôle au Metropolitan Opera où elle avait fait ses débuts en 1998 en Chanteuse italienne (Capriccio). Elle était récemment la comtesse Almaviva (Les noces de Figaro) au Baltimore Opera et a participé à lenregistrement de Nabucco avec lOrchestra of Opera North sur étiquette Chandos.
Radamès Richard Margison, ténor canadien. Lassociation de Richard Margison avec lOpéra de Montréal remonte à 1991 lorsquil chante Rinuccio (Gianni Schicchi). Il y revient pour chanter le rôle-titre de Don Carlo et participer à deux éditions du Gala (1997, 2001). En 2003, il est intronisé au Panthéon canadien de lart lyrique lors du 8e Gala de lOpéra de Montréal. Il est lun des ténors les plus acclamés du monde et se produit sur les plus grandes scènes lyriques, dont le San Francisco Opera, le Lyric Opera of Chicago, le Staatsoper de Vienne, lOpéra national de Paris, le Deutsche Oper de Berlin, le Théâtre royal de la Monnaie et lAustralian Opera. À cette liste sajoute sa présence régulière au Metropolitan Opera dans des rôles tels Don José, Radamès, Manrico, Calaf, Bacchus, Don Carlo, Faust (Mefistofele) et Faust. Il collaborait récemment à la création de 1984, un opéra de Lorin Maazel produit au Royal Opera House Covent Garden. En 2001, il est nommé Officier de lOrdre du Canada.
Amonasro Grant Youngblood, baryton américain, faisait ses débuts à la compagnie lors du 8e Gala (2003). Sa carrière connaît depuis quelques années un essor fulgurant, tant au récital que sur la scène lyrique. Il a chanté Rigoletto au Virginia Opera, Scarpia (Tosca) au New York City Opera, les quatre démons (Les contes dHoffmann) au Central City Opera de Denver et Germont (La traviata) au New York City Opera. Récemment, il était de nouveau Scarpia au Dayton Opera et Sharpless (Madame Butterfly) au Central City Opera, rôle qui lui a dailleurs valu un franc succès lors de ses débuts au San Francisco Opera. Il a également enregistré lopéra The Song of Majnun de Bright Sheng (Delos, 1997).
Amnéris Nancy Maultsby, mezzo-soprano américaine. En janvier 2004, Nancy Maultsby faisait des débuts remarqués à la compagnie en Judith (Le château de Barbe-Bleue) et offrait par la suite une prestation tout aussi convaincante à la 9e édition du Gala (2004). Cette chanteuse possède un répertoire particulièrement vaste, allant de Monteverdi à John Adams, en passant par Mahler et Stravinsky. Étroitement associée au Lyric Opera of Chicago, elle y a interprété divers rôles wagnériens : Erda (Lor du Rhin, Siegfried), la Première Norne et Waltraute (Le crépuscule des dieux), rôles quelle avait dabord tenus dans la production de Lanneau du Nibelung de Stephen Wadsworth au Seattle Opera en 1995 et quelle a repris lété dernier au même endroit. On la retrouve également au Royal Opera House Covent Garden (Hélène dÉgypte), à Athènes en Amnéris (Aïda) et en Octavie (Le couronnement de Poppée), à Naples, Rome, Dresde et Athènes en Jocaste (Oedipus rex).
Ramfis Daniel Sumegi, basse australienne, fait ses débuts à la compagnie lors du 6e Gala (2001). Maintenant établi aux États-Unis, il mène une carrière internationale qui le conduit de lAmérique du Nord en Australie, en passant par lEurope, lAsie et lAmérique du Sud. Il a chanté entre autres Ramfis (Aïda) au Houston Grand Opera, Hagen (Le crépuscule des dieux) au State Opera South Australia et à lOpéra de Cologne, le lieutenant Ratcliffe (Billy Budd) à lOpéra national de Paris, Lodovico (Otello) au Washington Opera, Jokanaan (Salomé) au Opera Australia de Sydney, Escamillo (Carmen) au Welsh National Opera de Cardiff et Daland (Le vaisseau fantôme) au Austin Lyric Opera. Il incarnait récemment Zaccharie (Nabucco) au Opera Australia de Sydney.
Le roi dÉgypte Valerian Rumiski, basse américaine, faisait ses débuts à la compagnie lors de la 8e édition du Gala (2003). Il a chanté sur plusieurs grandes scènes dont le Metropolitan Opera, New York City Opera, Santa Fe Opera, Dallas Opera, Atlanta Opera, Seattle Opera, Opera Ireland, Opera de Monte-Carlo, New Israeli Opera, Vancouver Opera, Opera Lyra Ottawa, Calgary Opera et lOpéra de Québec dans des rôles tels que Sarastro (La flûte enchantée), Sparafucile (Rigoletto), Gremin (Eugène Onéguine), Ferrando (Il trovatore), Ramfis et le Roi (Aïda), Colline (La bohème), Don Alfonso (Così fan tutte), Frère Laurence (Roméo et Juliette), Basilio (Le barbier de Séville), Figaro (Les noces de Figaro) et Timur (Turandot). Nous pouvons aussi lentendre sur disque: A Night at the Opera (Naxos).
Direction musicale Richard Buckley, chef américain, fait ses débuts à la compagnie en 1997 dans Turandot. Directeur artistique du Austin Lyric Opera, premier chef invité du Seattle Symphony, ancien directeur artistique du Seattle Opera et du Washington Opera, il mène également une carrière internationale bien remplie, tant à lorchestre quà lopéra. Récemment, il dirigeait Faust au Palm Beach Opera, Mouring Becomes Electra au Seattle Opera, La traviata au Florida Grand Opera et La bohème au Royal Oper de Suède. Il a dirigé une dizaine de productions au Lyric Opera of Chicago et créé de nombreuses oeuvres lyriques contemporaines, dont The Song of Majnun de Bright Sheng, une commande du Opera Theatre of Saint Louis. En 1999, le Canadian Opera Company lui décernait le prix Dora Mavor Moore pour la direction du Trouvère.
Mise en scène Brian Deedrick, metteur en scène canadien. Ce sera la troisième fois que la compagnie accueille Brian Deedrick, directeur artistique du Edmonton Opera : dabord dans Madame Butterfly (1993), puis dans La bohème (2004). Il a signé plusieurs mises en scène, notamment pour lEdmonton Opera (Turandot, Lenlèvement au sérail, Così fan tutte, Jules César), le Calgary Opera (Lakmé), lOpéra de Tel Aviv (Lakmé), le Baltimore Opera (Le vaisseau fantôme, Don Giovanni), lArizona Opera (Les pêcheurs de perles) et celle de La bohème à Casalmaggiore, en Italie. Il a mis en scène plusieurs fois Aïda, dont aux maisons dopéra dEdmonton, de Calgary, dOntario, de Fort Worth, de Vancouver et de Caroline du Nord. Lannée dernière, il présentait Les joyeuses commères de Windsor au Hawaii Opera Theatre et South Pacific au Edmonton Opera.
Chef de choeur Jean-Marie Zeitouni, chef montréalais, devient assistant chef dorchestre et chef de choeur à lOpéra de Montréal (2002), de même que directeur musical de lAtelier lyrique (2003). En 20042005 il y fait ses débuts comme chef dorchestre (Don Pasquale) et comme directeur musical de lAtelier lyrique (Didon et Énée), en plus de faire ses débuts à lOrchestre symphonique de Montréal et au Mostly Mozart Festival de New York (assistant chef). Parallèlement à ses activités montréalaises, il dirige Lélixir damour à lOpéra de Québec après y avoir été chef de choeur. Depuis quelques années, il est étroitement lié aux Violons du Roy comme chef associé. Il a donné avec eux plus dune centaine de concerts au Québec, ailleurs au Canada et au Mexique. Il a également dirigé des orchestres au Canada, aux États-Unis, à Cuba et au Vietnam. Il a été, pour la 26e saison de lOpéra de Montréal, au pupitre pour la production de LÉtoile, et de The Turn of the Screw, présentée par lAtelier lyrique et chef de choeur pour Norma, La clémence de Titus et Aïda.
Éclairages Matthieu Gourd, concepteur déclairage québécois. Directeur technique de lOpéra de Montréal depuis 2001, Matthieu Gourd a également conçu pour la compagnie les éclairages de Madame Butterfly (2002) et Agrippina (2005). Au cours des dix dernières années, il a pris part à plus dune soixantaine de productions en tant que directeur de production, directeur technique ou éclairagiste. Au théâtre, on a pu voir son travail au Théâtre de QuatSous dans Trainspotting et le Cycle Walker, à lEspace Go dans Stampede, à LEspace Libre dans Bill 101. Il a également signé les éclairages des six dernières éditions des Contes urbains à La Licorne.
Renseignements pratiques
Billets à lunité à partir
de 43 $
Billetterie de lOdM (514) 985-2258 / Billetterie de la PDA (514) 842-2112
ou par Internet : www.operademontreal.com.
Pour en savoir davantage ou pour recevoir la brochure de la nouvelle
saison 2006-2007, composez le (514) 985-2258 ou consultez le site Internet
préOpéra
Avant chaque représentation, le musicologue Pierre Vachon présente
loeuvre, son contexte, son livret et sa musique au Piano Nobile de la
salle Wilfrid-Pelletier ; à 18 h 30 pour les représentations en
soirée et à 12 h 30 pour la représentation en matinée
(gratuit pour les abonnés, 5 $ pour les non-abonnés). En français
avec résumé en anglais.
technOpéra à la [SAT]
Une rencontre électrisante réunissant des jeunes artistes de lart
lyrique et des jeunes créateurs du numérique autour de lopéra
Aïda de Giuseppe Verdi, le jeudi 4 mai 2006 à 19 h à
la [SAT]. Dune durée de 90 minutes et sous la direction artistique
du Dj Mossa et du Vj Pillow, ce technOpéra propose un [Mix_Session] avec
deux chanteurs de lAtelier lyrique de lOpéra de Montréal,
Marianne Fiset (Aïda) et Thomas Macleay (Radamès), qui évolueront
au coeur de projections vidéos et sonores, orchestrées en direct
par Dj Mossa, VJ Pillow et Vj Mademoiselle. Gratuit pour les abonnés
18-30 ans et les membres de la SAT, 5 $ pour les non-abonnés. Billets
en vente à la porte. (Société des arts technologiques [SAT]
: 1195, boulevard Saint-Laurent, Montréal / www.sat.qc.ca)
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