le 18 novembre 2002
Ma tante Ginette et Tatie Charlotte ne sont pas contentes. L'hiver s'annonce déjà avec sa neige, ses vents, son verglas et tout ses tracas.
Montréal est la grande ville qui déblaie le plus de neige au monde. Et ça cause un tas d'embêtements aux propriétaires de voitures qui se garent dans la rue. On a intérêt à se tenir les oreilles bien aiguisées et les yeux grand ouverts. Sinon, on dansera la valse de la recherche de sa bagnole et on en paiera les frais.
C'est tout de même assez fascinant à regarder cette panoplie de véhicules de déneigement.
Déneigement du trottoir
Afin de circuler librement sur les trottoirs, les piétons doivent
se méfier des mini-tracteurs qui tassent très très vite
la neige du côté de la rue.
Préparation du déneigement de la chaussée
Les travailleurs de la voirie municipale plantent des panneaux dans la neige
annonçant le déblaiement douze heures plus tard. On n'a pas le
choix, il faut leur laisser la place libre. Les dernières minutes pour
enlever sa voiture, c'est quand la sirène et la remorque passent. Si
la voiture n'a pas été déplacée, elle sera remorquée
quelque part dans le voisinage et la facture sera envoyée au propriétaire.
Si elle est remorquée dans une rue qui n'a pas encore été
nettoyée, on la remorquera à nouveau le temps venu et une seconde
facture suivra. Quand on stationne, il faut porter attention à la fois
aux interdictions de stationnement régulières et aux interdictions
temporaires, ce qui peut parfois donner l'impression qu'il est impossible de
garer la voiture dans le quartier.
Les véhicules de déneigement
Arrive d'abord un tracteur qui pousse toute la neige sur les côtés
pour parfois former de gigantesques bancs de neige. Ensuite, la souffleuse (celle
qui est dangereuse pour les enfants qui s'amusent dans les tunnels ou dans les
forts qu'ils construisent dans des bancs de neige) l'aspire et la charge dans
des camions qui font la queue pour aller la déverser là où
c'est permis... ce qui n'est plus le fleuve Saint-Laurent, non merci, car ça
pollue.
Et le piéton, alors?
Il a intérêt à avoir bon équilibre. Il faut avoir
grandi à Montréal pour savoir marcher aussi vite sur un sol glacé
ou enneigé que sur un sol sec. Il faut porter des vêtements chauds.
S'habiller en pelures d'oignon, c'est-à dire en plusieurs couches
de vêtements, pour conserver sa chaleur en couches thermales. Les bottes
doivent être confortables car il faut parfois enjamber des bancs de neige.
La ville épand du sel sur les trottoirs et sur la chaussée pour
les rendre moins glissants. Pour empêcher les taches blanches d'envahir
vos bottes de cuir, les protéger en début de saison avec deux
couches de gelée de pétrole ou de cire à plancher en pâte.
Au centre-ville, utiliser le plus possible les corridors de la ville souterraine
et attention aux chauffeurs de taxi et aux chauffards montréalais qui
filent à toute allure dans la sloche. Cette neige fondue et brunie,
accumulée surtout aux coins de rues, parfois gelée en surface
mais cassante sitôt qu'on met le pied dedans pourrait-elle être
à l'origine de cette manie montréalaise de traverser la rue partout
sauf aux carrefours?
Se donner du temps
Qu'on soit à pied, à vélo ou en véhicule automobile,
il est bon de partir au moins 10-15 minutes ou même une heure d'avance,
dépendant de la distance à parcourir ou de la bordée de
neige tombée, et de ralentir sa vitesse. Même nettoyée,
la chaussée reste parfois glacée ou se reglace tout de suite.
Et avant même de prendre le volant, il faut prévoir le temps nécessaire
à l'enlèvement de la neige et de la glace sur l'auto.
Trousse d'hiver
Dans
la voiture, on aura besoin d'un grattoir pour déglacer le pare-brise,
les vitres et les rétroviseurs extérieurs. Il faut aussi un balai
à neige et une pelle pour dégager les pneus et se sortir de l'amas
de neige tombé pendant la nuit. Pour parer aux imprévus (batterie
déchargée ou autre), quelques objets d'urgence pourraient s'avérer
fort utiles : une couverture ou du papier journal pour se protéger du
froid, de l'antigel pour empêcher l'essence de geler dans la canalisation,
de la nourriture en conserve et un ouvre-boîte, une lampe de poche, une
bougie et des allumettes. Quant au dégivreur de serrure, le conserver
à la maison ou sur soi car il ne servirait à rien dans le coffre
à gants. Par ailleurs, il y a des jours où on utilise plus de
liquide lave-glace que d'essence (eh oui, le pare-brise reçoit aussi
sa part de sloche).
Le ministère des Transports du Québec publie un guide intitulé Conduire en hiver qui est disponible dans certains postes d'essence.
Numéros de téléphone
Urgence-dépannage pour toutes les régions du Québec:
310-4141
Info-Travaux et état des routes: (514) 284-2363
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