Festival des Films du Monde de Montréal 2008
Des films russes de tous les excès
Montréal, le 25 août 2008
Entre les comédies musicales de la seconde moitié des années 1930 et les films de la présente décennie, les films russes semblent présenter tous les excès et certainement beaucoup d'humain. ServicesMontreal.com en a vu trois et il y en a plusieurs autres.
VOLGA-VOLGA
Comédie musicale, conte burlesque, opérette en folie, il s'agit aussi d'un film patrioritque de la CCCP (URSS 1922, -1991) où l'on peut admirer toutes les prouesses de l'Union soviétique, toutes sortes de moyens de transport du radeau au bateau-vapeur, bateau-moteur, dirigeable, avion, etc, etc., etc. en passant par deux formations musicales qui veulent toutes deux prendre la scène du concours de Moscou. Le premier dirigé par un jeune homme est un orchestre symphonique et joue de la musique classique en bonne et due forme. Le second dirigé par la postière rassemble toutes sortes d'instruments folkloriques incluant la balalaîka, les bouteilles, la scie, etc. Ce dernier groupe se fait rejeter par l'administration typiquement imposante mais parvient tout de même à Moscou dépassant même sur la Volga la formation choisie.Et la composition infiniment patriotique de la postière finit par être chantée par la Marine et dirigé par un jeune garçon qui en aurait fait tous les arrangements pour orchestres et chorales en quelques heures. OUF!!! C'est effectivement une COMÉDIE MUSICALE dans son acception la plus pure.
SHULTES
Ce film ne donne pas tellement l'envie d'aller à Moscou aujourd'hui. Le film suit le quotidien terriblement morose d'un pickpocket moscovite. En fait, dans ce film, on perçoit plus que toute autre chose ce qu'il reste de l'ancien régime soviétique, la pauvreté, le fatalisme, la mort dans l'âme, la grisaille des immeubles délabrés... mais, tout de même, un excellent réseau de transport public.
NE PENSE PAS AUX SINGES BLANCS (NE DUMAI PRO BELYH OBEZIAN) (Don't Think About White Monkeys)
Ici, on est plongé dans la Russie renaissante où riches bourgeois et pauvres bizzaroîes se confrontent avec au passage des travestis qui se rient de ce qui les entoure et des prestations de scène rappelant un peu le film AMADEUS quand Mozart n'arrive plus à obtenir de contrats impériaux. Un jeune homme en début de carrière et de vie, qui fait partie de la jeune bourgeoisie richissime parlant fort pour s'entendre fort dans la tête, se retrouve avec une bande d'invididus vivant en retrait de cette société glamourisante. Le jeune homme infiniment prétentieux (full of himself comme on dirait si bien, en anglais) se voit de plus en plus séduit intérieurement par les rejets de la société qui l'aident à transformer son immeuble, l'imitateur de Ghandi portant un cadenas sur la bouche qu'il n'enlève que pour manger, l'artiste peintre à l'inspiration inadéquate et surtout la jeune femme pauvre qui s'avère bien plus intéressante que la fille à papa en voiture sport qu'il est censé épouser. Le réalisateur et la productrice étaient venus de Russie pour assister aux projections dans le cadre du Festival des Films du Monde de Montréal. On peut les entendre s'exprimer en russe, puis traduits en anglais et ensuite retraduits en français. La chanteuse avait laissé des CD de la chanson thème en français pour le public dans la salle.
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